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La lente et difficile ascension du logiciel libre dans l’appareil gouvernemental

La lente et difficile ascension du logiciel libre dans l’appareil gouvernemental

25 mars 2013

Outré par l’exclusion systématique des logiciels libres dans les contrats gouvernementaux, Cyrille Béraud, patron de l’entreprise Savoir Faire Linux, intentait il y a cinq ans une poursuite contre la Régie des rentes du Québec. À la suite de la procédure, dont l’entreprise est sortie victorieuse, l’industrie du logiciel libre a réussi à mettre en lumière un environnement informatique gouvernemental dominé et malsain pour les fonds publics comme pour l’entrée du Québec dans la modernité.

Le mot victoire a sans doute été crié trop vite. En juin 2010, le coeur était à la fête chez les défenseurs du logiciel libre au Québec devant le jugement sans équivoque rendu par la Cour supérieure dans l’affaire qui, depuis deux ans, opposait l’entreprise Savoir Faire Linux à la Régie des rentes du Québec (RRQ). Dans son jugement, le juge Denis Jacques y donnait en effet raison à l’entrepreneur Cyrille Béraud, qui dénonçait l’octroi sans appel d’offres d’un contrat informatique à la multinationale américaine Microsoft sans que l’organisme public ait pris en considération les solutions informatiques dites libres. Un geste « illégal », et même incohérent étant donné les effets positifs potentiels de ce type de logiciel sur les finances publiques, avait alors estimé le juge. Dans la foulée, il forçait à l’avenir le gouvernement à mettre en concurrence logiciels libres et logiciels privatifs lors du renouvellement de ses ressources dites informationnelles. Au nom du bien commun.

Source : Le Devoir

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